Le C(cédille)a

5 février 2010
par Jean philosophe

photo credit: kodama (home)
Freud a dit : « Au début était le Ça ! », et non le Verbe comme il est dit ailleurs, le verbe c’est pour plus tard, bien plus tard, pour une époque de langues déliées, une époque de conscience et de projections verbales articulées.

Ainsi donc le Ça est le Tout d’où Il vient ! Autrement dit, et avant qu’Il soit, le Ça indique fondamentalement l’indifférenciation, signifiée parfois par l’UN, un rond d’autre fois, ou encore Dieu, c’est toujours faux. Combien d’âmes errantes en proie au tourment en appellent à cet Un qui parfois dans l’histoire se [...] Lire la suite…

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La confiance

28 janvier 2010
tags : , ,
par Jean philosophe

Retrouvé dans mes « cartons » ce texte dont je ne saurais vous priver plus longtemps.

Il va falloir se décider à changer de monde !

Nos enfants nous attendent, ils sont si loin devant, si loin sur l’horizon, infiniment petits, infiniment faibles, infiniment ardents. Ils ont tant besoin que nous leur accordions enfin la confiance qu’ils méritent. Venue du fond des temps elle remonte jusqu’à nous, sautant de périlleuses failles en lesquelles nous avons failli périr en tant qu’espèce, absorbés par la Terre, le temps, d’autres viandes aux aguets, affamées, carnassières ou charognardes, vivantes autant que [...] Lire la suite…

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Devenir fou

23 janvier 2010
par Jean philosophe

Se chercher à travers tout ce qui pique et qui rend fou, tout ce qui étouffe et tente de vous étouffer. Une certaine fatigue, non pas d’être soi, car cela serait presque trop beau, une certaine fatigue d’être en permanence dans la lutte. Avoir sans cesse la sensation de ramer dans une substance glaireuse, épaisse et toxique pour s’extirper. De la mère, dirait de prétendus analystes à la peau très propre. Sans doute, s’extirper encore et encore de ce qui enferme et veut à votre place, même pas pour vous, que vous soyez la chose de l’autre.
La mère, il [...] Lire la suite…

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De la fierté

12 janvier 2010
tags : ,
par Jean philosophe

Je navigue dans des espaces inquiets où l’homme cherche l’homme et souvent ne trouve qu’une sorte d’avatar d’homme. En sorte que des avatars d’hommes angoissés cherchent fiévreusement des hommes qu’ils sont devenus incapables de reconnaître. Voilà qui est bien dommage et assez sot, faut bien le dire. Comment ces sortes d’avatars d’hommes cherchent-ils ? Ils font en sorte que, très sordidement, eux-mêmes ne se rendent pas compte qu’ils cherchent. Ils sont inconscients de leur quête et laissent apparaître que, plutôt qu’à chercher dans la crainte horrible de ne pas trouver, ils sont là tout heureux d’avoir trouvé. Nous voici [...] Lire la suite…

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La mé-maître a son chien

5 janvier 2010
par Jean philosophe

Ami, dès que tu perçois parlant par ta bouche une autre voix que la tienne c’est que tu es tenu pour un sot incapable de penser par lui-même par un autre qui, n’ayant aucun doute sur sa suprême intelligence cherche à toute force à conserver cette toute puissance en envahissant des intellects plus perméables que le sien.
Se chercher des prosélytes, chercher à convaincre autrui d’adhérer à sa secte, à son idée, à son dogme en usant sur lui de procéder malhonnêtes intellectuellement ; à toute force s’épuiser à pétrir les esprits conformément au sien voilà qui révèle en vérité, [...] Lire la suite…

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Etre celui que je suis

30 décembre 2009
par Jean philosophe

Étrange proposition que celle qui est attribuée au poète grec Pindare par Nietzsche : Deviens celui que tu es ! Elle intéresse mon entendement psychanalytique et philosophique à plus d’un titre.Étrange proposition pour un béotien mais s’il était poète, alors ! Elle me hante depuis que je la connais et cela fait un bail. Je ne sais plus à quand cela remonte, sans doute est-ce quasiment aussi vieux que mes difficultés à l’être. Autant dire que je suis né avec cette question sur l’être, mon être, et sans doute aussi me faudra-t-il lire les ouvrages de Jean Paul Sartre [...] Lire la suite…

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Le philosophe est voyageur

25 décembre 2009
tags : ,
par Jean philosophe

Ce qui fonde en moi l’idée d’un philosopher qui me serait propre malgré, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises aux malentendants que vous pourriez être, le fait cuisant et toujours regretté, encore qu’un certain élan présent sur lequel je reviendrais peut-être me le fait moins regretter aujourd’hui et même, dans une certaine mesure, arriverai-je à m’en féliciter, que je n’ai pas frotté mon cul sur les bancs de l’université, serait-elle Populaire, c’est l’idée du déplacement, du voyage, de la pérégrination.Ce mot, « pérégrination » me plait assez qui me rappelle, à tort sans doute d’un point de vue purement [...] Lire la suite…

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L’impétrant philosophe

23 décembre 2009
par Jean philosophe

Que serais-je, demain, abandonné de toutes mes croyances semées au long de sentiers toujours plus abrupts, déchirées par les crocs acérés de meutes ridicules et rigolardes ? Même le ventre vide la meute ricane aux sottises déversées à flot dans ses oreilles taillées pour les sottises. Que serais-je demain, qui serais-je, n’étant pas une chose mais un homme ? Par quels détours complexes encore irais-je, après ce mont un autre encore à gravir dans la souffrance et la solitude, et puis à ce tournant où je crois enfin atteinte la délivrance, un autre se dresse devant moi, grossier tel [...] Lire la suite…

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Un ailleurs où je serais ?

13 décembre 2009
tags : ,
par Jean philosophe

Si je suis malheureux, n’est-ce pas qu’à toute force je veux être ce que je ne suis pas, suivant dans sa perte un élan vers un je ne sais quoi que je n’ai ni ne suis ?J’aimerais autant cesser de galoper après ce galopin qui s’échappe toujours. J’aimerais autant ne plus vouloir être un autre. J’aimerais autant poser mon cœur ici, dans ce que je suis, ce que sont ceux qui m’aiment et qui m’entourent, me soutiennent et écoutent avec patience mes tourments. J’aimerais autant les payer en retour d’un amour et d’une patience équivalente. Mais là déjà je [...] Lire la suite…

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Le vide sot

11 décembre 2009
par Jean philosophe

Un peu en panne ces temps derniers. Non pas une faute de temps mais une faute d’organe. Comment dire? J’étais dans ma mort. Engoncé dans une sorte de trépas si vous voulez j’avais perdu l’usage de l’organe qui fait le texte, la textualité comme aime à dire en ce moment un collègue et ami. Il ne pouvait ainsi remonter de moi depuis ce tombeau froid et poisseux qu’une sorte de vide sot, de vide un peu stupide de peur et de douleur, de solitude et d’amertume ; un vide intervertébral en quelque sorte, habillé de sombres heures et de [...] Lire la suite…

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