En quelques jours le billet de blog de Louis Van Proosdij Dupont a fait un buzz inimaginable sur internet, suscitant une mobilisation sans précédent. A tel point que le gouvernement lui-même, en la personne de Xavier Bertrand, s’en est ému, si l’on peut dire que ce gouvernement s’émeut de quelque chose, et que son cabinet est entré en relation avec ce courageux tétraplégique, entrepreneur du numérique, depuis quinze jours au prise avec une régression foudroyante de sa prise en soins sous le prétexte de l’application imbécile et inhumaine d’un protocole dont l’auteur mérite au moins des baffes, comme dirait Obélix.
De référentiels en portfolio, l’ombre du paradigme.
C’est le titre de mon dernier article sur mon édition Médiapart : IFSI Form’
Il y est question d’une dérive totalitaire dont la fonction publique française est la cible privilégié depuis quelques temps.
Il y est question d’une réforme qui porte cette marque et qui s’appelle Nouveau Référentiel de Formation en Soins Infirmiers.
Il m’en a coûté de le publier mais, moi non plus, je n’ai pas le choix !
J’ai le plaisir et l’avantage de vous faire part de la création d’une édition participative dont je suis le rédac’chef
C’est une édition libre d’accès qui s’adresse de préférence aux formateurs en soins infirmiers (mes collègues), mais aussi aux professionnels qui sont susceptibles de les encadrer en stage et enfin à toutes les personnes qui seraient intéressées par le sujet.
Son adresse est la suivante :
http://www.mediapart.fr/node/116248
Venez nombreux.
J’ai fait un rêve que j’éprouve le besoin de publier ici pour une raison qui m’est encore inconnue au moment d’en coucher les premiers mots sur cette page blanche de l’éditeur de blog que j’utilise. Hormis qu’il me semble qu’il se déroule à l’IFSI ou dans un lieu dont l’objet même d’exister est la parole et l’échange de connaissances, je ne vois pas encore clairement ce qui m’incite à publier, sans que le doute me soit permis, un instant qui relève de l’intimité pure, dans un espace virtuel offert aux usagers de l’IFSI, qu’ils soient étudiants ou formateurs. il s’agit d’un lieu dans lequel il y a des salle de cours, des hémicycles et sans doute aussi des cycles où la parole est pour ainsi dire première.
Je m’apprête à un exercice non coutumier. Un exercice qui justement prend le contre pied de ce qui généralement se pratique dans un IFSI. J’en suis tout fébrile. Je ne vais pas vraiment donner un cours ni même assurer l’animation d’un TD en présence d’Etudiants en Soins Infirmiers (ESI écrirais-je pas la suite si le besoin en persiste), voilà ce que sont les activités habituelles d’un formateur en soins infirmiers dans une IFSI quand il n’est pas en réunion ou dans son bureau en train de préparer des supports ou des contenus ou en train de prendre un café avec ses collègues, ce qui est aussi un moment de travail bien souvent. Je m’apprête à parler sans avoir rien préparé de ce que je vais dire.
Le public auquel je vais m’adresser n’est pas très précis. Il s’agit de soignants je crois mais je n’en suis pas si sûr que ça, il s’agit de personnes qui ont à voir avec l’hôpital et avec l’IFSI. Peut-être cela n’a-t-il pas au fond d’importance. Je m’apprête à rejoindre ce groupe dont en fait je ne connais pas la composition avec une proposition vague d’y prendre la parole pour y dire je ne sais quoi encore. Je me trouve en fait un peu dans la situation de celui qui ouvre un cahier devant une page blanche en se disant : » je vais écrire ! » mais qui n’a pas encore le premier mot de ce qu’il va écrire. Cela n’est pas mon cas ce matin puisqu’aussi bien je me suis réveillé avec de quoi coucher sur le papier, même s’il est virtuel.
Je m’apprête à pénétrer dans un hémicycle et certains événements mineurs se produisent qui marquent bien un je ne sais quoi d’une hésitation ou d’un problème, à savoir que j’oublie des choses. Je dois réunir des choses que j’ai laissé je ne sais où alors je perd du temps à les chercher. Serait-ce des notes sur ce que je vais dire, aurais-je tout de même préparé des supports ? Me vient, alors qu’haletant je vais d’un lieu à un autre, l’idée que je pourrais amorcer les choses sur le fait de n’avoir rien à dire, qu’est-ce que cela veut dire quand quelqu’un dit qu’il n’a rien à dire ? On pourrait gloser des heures sans doute sur ce rien là et , respectant une mode lacanienne de l’analyse, enfin croit-on, sur le dire de ce rien. J’ai enfin récupéré ce que j’avais oublié, quoique ce soit qui me paraît avoir cette fonction bien connue chez les cadres de santé du dossier bien serré sous le coude, d’une contenance nécessaire à trouver pour contrer le stress de n’avoir précisément pas grand chose à dire dans la réunion vers laquelle ce cadre très affairé se dirige.
Mais voilà que presque arrivé dans cet hémicycle dans lequel m’attend un auditoire probablement préparé à ce que j’ai justement quelque chose à dire et pas que du gnangnan, je m’apperçois que j’ai oublié ma chemise qui à ici des allures de tee shirt puisque, c’est une caractéristique du rêve il a été question de mon tee shirt hier soir, en compagnie des amis avec lesquels nous fêtions le bac de mon fils aîné. Tee shirt dont, soit dit en passant, mais allez savoir, le col avait été déformé par le passage de ma grosse tête qui ne fût pas très délicat sans doute. J’étais donc torse nu, ce qui ne se fait pas dans un moment tel que celui-là. Et me voilà reparti dans l’autre sens à la recherche du vêtement qui me faisait défaut. C’est à ce moment là que je me suis réveillé comme si, au fond, ce qui était important venait d’être rêvé et que la confrontation avec le public qui aurait du s’en suivre n’avait pas tant que cela d’importance.
En vérité, me suis-je dit en émergeant de mon rêve avec déjà l’idée qu’il fallait que je l’écrive ce qui le marque déjà du saut d’une certaine importance, ne voulais-je pas proposer à ce public une sorte d’espace de parole ? Parler et surtout communiquer à partir de rien. Etre là, ensemble et échanger des paroles. J’avais plus ou moins préparé un point de départ avec cette idée de creuser la question de n’avoir rien à dire, ce qui est assez paradoxal tout de même puisqu’après tout les personnes présentes n’ont précisément rien à dire au moment où je pénètre dans le salle et tout à entendre de ma bouche. Ces personnes viennent m’entendre et voilà que je leur dit tout de go que je n’ai rien à dire et que nous allons en parler.
Il n’est sans doute pas anodin que ce rêve je le fasse en ce moment notamment, pour ce que je peux dire ici sans vous dévoiler trop de mon intimité, parce que nous préparons avec mes collègues la rentrée des ESI et qu’à ceux-ci nous allons proposer une pédagogie basée sur le socio-constructivisme pour lequel il existe un parti pris selon lequel l’apprenant à précisément des choses à dire avant qu’il ne lui soit dit quelque chose. Ce parti pris considère l’apprentissage comme il est dit dans les définitions que l’on peut trouver sur le net de l’apprentissage qu’il s’agit de la remise en travail des représentations que l’apprenant a des choses qu’il doit apprendre. Il y a donc forcément à un moment donné un temps durant lequel le formateur n’apprend pas à l’ESI autre chose qu’à, si l’on veut bien considérer que c’est aussi apprendre, s’écouter ou se lire dans ce qu’il propose de ce qu’il sait d’une chose qu’il ne pensait pas connaître à priori.
Il n’est sans doute pas anodin que nous devions aujourd’hui accueillir Mme Roberton pour la seconde partie d’une formation qu’elle nous propose à ce nouveau programme dont je vous entretiens depuis déjà quelques temps. C’est elle qui est alors la formatrice et moi l’apprenant, enfin, disons qu’elle est dans une situation de formatrice et nous d’apprenant, ce qui, on le sent bien, n’est pas si évident que cela qu’il puisse être pratiqué cette dichotomie dans cette rencontre avec cette personne. Cependant, que l’on veuille bien considérer ce que je dis maintenant qui exprime une certaine confusion dans les rôles et les positions. Je suis un formateur qui n’a rien à dire sinon qu’à proposer qu’il soit dit quelque chose là dessus par d’autres. Autrement dit je suis dans le rêve un formateur qui n’est pas enseignant mais qui souhaite que l’apprentissage se fasse quand même de quelque chose dont il n’amène rien.
Il n’est pas anodin enfin, et je crois que je n’irais pas au delà sans courir le risque de vous placer au lieu où doit se trouver mon analyste, que ce rêve se produise dans un contexte global dans lequel le vivre ensemble en à pris un sacré coup dans l’aile. Je me demande si ce formateur de mon rêve n’est pas en fait une sorte d’homme politique. J’y ai pensé dès mon réveil en cherchant instinctivement à comprendre ce que j’étais dans mon rêve. J’étais un être, qui a hésité à se présenter à moitié nu d’ailleurs, qui avait envie qu’il naisse quelque chose de ce rien, de ce néant idéologique dans lequel nous vivons et dans lequel nous nous tracassons depuis quelques années à la recherche d’une issue. Un agitateur en fait, puisqu’aussi bien c’est commettre un acte très provocateur qu’il est difficile d’assumer d’ailleurs que de se présenter dans un hémicycle en disant, contrairement à Mr Onfray qui a malheureusement toujours beaucoup à dire et à écrire: « Bon, les gars, moi je n’ai rien à dire, et si on en parlait ? »
Je reprend le fil de ce blog un peu laissé pour compte depuis quelques temps parce que du nouveau à dire se presse par ici (je montre mon crâne avec l’index de la main droite et ma bouche avec celui de la main gauche).
Ne m’en veuillez pas si, parce qu’au fond je suis un solitaire, je vous prends à témoin et vous utilise afin de reconstituer cette histoire appelée : « Nouveau Programme ». C’est parce que du désordre y semble régner, au moins selon le point de vue du solitaire, que j’éprouve le besoin de m’en ressaisir. De me ressaisir des différents plans qui s’y superposent, s’y heurtent, s’y brisent, créant ainsi une zone de turbulence composée d’objets fracturés propices à la dissimulation , au trompe l’œil et aux jeux infinis de miroir et d’ombres chinoises.
Je suis un formateur en soins infirmiers d’origine psy, comme on dit, marquant peut-être le fait qu’il ne l’a pas fait exprès, qu’il ne faut pas lui en vouloir. C’est peut-être pour cela que je ne suis pas méfiant, déjouant ainsi les paroles autorisées selon lesquelles tous les psys sont paranos s’ils ne sont fous. Peut-être suis-je fou ? Toujours est-il que j’essuie la tempête, comme mes collègues formateurs en Institut de Formation en Soins Infirmiers, d’un changement aussi subit qu’il est radical, d’un système de formation qui a la fâcheuse habitude d’être remanié tous les vingt ans environ.
Retisser l’histoire de celle-ci de réforme, on a tant glosé sur la précédente, tant gueulé et tant pleuré de rage. Ici, tous le monde semble accepter l’évidence et l’inéluctabilité qu’une réforme non seulement était nécessaire mais qu’en plus elle était urgente au point que le décret paru en Août soit exécutoire en Septembre.
Nous vivons une période propice au consensus mou que je qualifierais plutôt de « consensus douloureux ». Tout le monde semble accepter, notez l’inclinaison particulier qu’il « semble », une réforme qui ressemble un peu aux aléas climatiques actuels par sa violence, sa soudaineté et puis le sentiment qu’elle traîne d’un doute, voire plusieurs doutes, sur les intentions qu’elle contient.
Pourquoi donc était-ce si urgent ? Eh bien à cette question il fût répondu en son temps, je ne sais plus en quels termes exactement mais cela voulait dire : « Il faut agir avant que les gens concernés ne se mettent à penser ! ». C’est pas de la provocation, juste la vérité. Si on laisse aux Directeurs d’IFSI et à leurs formateurs le loisir de réfléchir aux tenants et aboutissants de cette réforme, elle ne se fait pas, c’est aussi simple que cela et probablement exact, mais cela je peux le dire aujourd’hui seulement. Urgent, au point de placer les acteurs, des IFSI mais aussi, et surtout dirais-je même, des lieux de stage, devant des difficultés dont certaines se révèlent de moins en moins supportables.
Ne pas laisser le temps de penser, de se retourner, de se réunir, de contester, de se manifester, de s’engueuler, en bref, ne pas laisser le temps à la disputatio, voilà bien une des caractéristiques des temps qui courent vite aiguillonné qu’il est de l’idéologie dévastatrice du néolibéralisme triomphant. Agir vite, poussé par certains qui semblent craindre que la mort ne les prenne avant, ou la vieillesse. Plus prosaïquement je me demande, et je pose la question ici, si cet empressement n’a pas un sens, si cet insupportable là, dont je ne peux pas croire qu’il n’ait pas été envisagé par les élites pensantes qui ont pondu la chose, n’a pas été pesé et mesuré et qu’il n’a pas été conclus qu’on pourra s’en accommoder le temps venu.
Je ne crois pas possible que les technocrates qui ont construit cette machinerie très sophistiquée n’en aient pas pesé certaines conséquences essentielles, comme par exemple le marasme dans lequel seront précipités les IFSI et les établissements de santé lors des mises en stages des étudiants en soins infirmiers. Cela ne me semble pas possible parce que cela est tout simplement mécanique, comptable, arithmétique et que les technocrates à l’origine de ce projet sont des gens très pragmatiques et très rationnels formatés dans des écoles hautes et hautement scientifiques. La mathématique des ressources humaines et matérielles voilà qui les connait aussi bien que les recons de leur salle de bain.
Cela est sûr, on le voit poindre aujourd’hui avec évidence, un grand bazar nous attend lors des mises en stage futures dont les acteurs perçoivent les dimensions cosmiques et s’alarment, harcelant de question les formateurs qui s’acquittent de leur mission de contrôle et de formation.
Remarquez qu’à se presser autant on voit certaines lois pondue un jour et retirées le lendemain en tout ou partie comme celle permettant la création de l’Ordre Infirmier. Si ces gens n’étaient pas payés avec les deniers du contribuable et missionnés dans le sens du bien public, on pourrait se marrer tant et plus et se foutre de leur tronche, mais là, j’avoue, moi ça me fait pas rigoler.
A suivre
Un travail de recherche sans problématique serait l’équivalent du dessin du bonhomme sans qu’il y soit représenté le torse. Il s’agit en effet du cœur même de la recherche, ce par quoi elle vit et palpite, ce par quoi elle transite et se digère lentement et par quoi finalement elle est produite.
Pour tenter, modestement et comptant sur vos commentaires pour affiner la chose (hum ! pas beaucoup de retours sur ce blog), d’expliquer ce que peut être une problématique la voie la plus sure semble être, m’inspirant ici du Quivy, de prendre un exemple concret autour duquel articuler mon propos.
L’actualité nous en propose un bien comme il faut, choisi aussi pour que les étudiants en soins infirmiers s’y reconnaissent mais qu’en même temps ils ne soient pas gênés si par aventure j’avais choisi un thème qu’ils auraient souhaité traiter pour leur Travail de Fin d’Étude. Le comportement de rejet des soignants vis à vis de la vaccination contre la grippe H1N1 ne laisse pas indifférent, en particulier pour ce qui nous concerne celui des infirmières.
Il n’est pas besoin ici de démontrer que cette situation problème est interpellante et répétitive suivant le modèle établie de la situation interpellante que l’on trouve en amont de la problématique. En effet ce rejet est massif, il ne suffit que de considérer les appels du pieds, tant que ce n’est que du pied, de nos gouvernants, nos directeurs et nos établissements pour s’en convaincre. La situation est inquiétante, perturbante et à bien des égards insatisfaisante.
Pour toutes ces raisons et d’autres que nous allons voir, nous assistons à un phénomène d’une grande ampleur. Ce mot est important dans la recherche en science sociale, et notre situation relève de ce type de recherche comme c’est souvent le cas pour les Travaux de Fin d’Étude pour le DEI. Cherchons une définition intéressante du mot phénomène en utilisant l’étonnant outil que voici (portail du CNRTL) et que vous pouvez atteindre grâce à votre navigateur libre préféré (firefox bien sur). Dans la zone Lexicographie tapons notre mot. Les deux premières définitions sont intéressantes pour nous mais je retiens surtout la seconde : « Ce que l’on observe ou constate par l’expérience et qui est susceptible de se répéter ou d’être reproduit et d’acquérir une valeur objective, universelle ».
Comme on le voit le choix du phénomène étudié est capital et nous retrouvons dans cette définition les indicateurs de ce qu’est une situation interpellante valable.
La problématique est inséparable d’un processus de problématisation dont on peut dire d’ores et déjà qu’il va dans un premier temps s’appliquer à discerner ce qui se rapporte directement au phénomène en termes d’idées préconçues, d’opinions non fondées, de discussions de comptoirs comme on dit, bref, « qu’en est-il de ce que je pense à priori de cette question ? », doit se demander le chercheur conscient de ce qu’il entreprend.
En la matière cela ne manque pas : c’est parce que l’excipient n’est pas fiable, ça vient de Chine donc c’est forcément altéré, voire toxique, c’est une manipulation du gouvernement qui veut écouler ces stocks de vaccins qui nous ruinent, on veut nous foutre la pétoche pour mieux nous faire avaler la régression due à la crise, etc…
Il ne s’agit pas de se faire du mal en refoulant tout cela, en le niant ou en le méprisant, il est normal que nous participions à ce mouvement d’opinion. Mais la posture du chercheur le conviera à ne pas s’en tenir là ! Ces points de vus, pas forcément erronés, ne sont pas fondés sur un travail de la raison mais participent d’un émoi collectif duquel le chercheur doit volontaire se dissocier.
Le travail de la problématique lui permet cette mise à distance non pas du phénomène mais de ce que j’ai appelé un émoi collectif.
Il y a plusieurs méthodes pour réaliser cette distanciation productrice de sens. Je ne vais vous en proposer qu’une seule, qui nous semble (aux formateurs des IFSI publiques de la Haute-Garonne au moins) la plus efficace. Elle met en jeu ce que l’on appelle la multiréférentialité (concept d’analyse développé par Jacques Ardoino). Il s’agit en somme, pour le dire vite, d’ouvrir un questionnement dans plusieurs champs. Dans nos explications préconçues du phénomène nous en avons déjà quatre qui se présentent à nous mais qui sont traités vulgairement, si vous me permettez ce qui frise le jugement de valeur. Le premier est scientifique, biochimique, c’est la question de l’excipient, le second est économique, le gouvernement à dépensé l’argent du contribuable et veut maintenant donner un sens à ce gaspillage, le troisième est sociologique, la peur permet de manipuler les foules. Je passe sur les allusions racistes et xénophobe concernant la Chine et les chinois. Il s’agit d’autant de points de vue, d’angles d’attaque possibles et il convient d’en ouvrir autant qu’il est possible en utilisant l’exploration, c’est à dire en lisant ce qui est écrit à propos de ce phénomène dans la presse, des ouvrages, des revues, etc… (ce que je n’ai pas fait pour ce billet je le précise pour être honnête) et en recueillant les propos de personnes avisées. Ainsi le chercheur se fera-t-il une représentation riche du phénomène et intensifiera-t-il son questionnement en suivant les linéaments de chaque point de vue découvert.
Il ne lui restera donc plus qu’à faire son choix parmi les voies qui s’offrent à lui. Choix qui peut se faire par affinité, pourquoi pas, parce qu’il nous semble que ce point de vue est le plus pertinent, ce que la suite pourrait infirmer d’ailleurs, mais la recherche est aussi la source de la surprise et de la découverte. Ce peut être aussi parce que je me sens capable d’aborder le phénomène sous cet angle. La recherche est un exercice d’humilité.
Ce choix sera aussi fait en fonction de ce que l ‘exploration aura permis de découvrir comme notions ou concepts valides et pertinents dans le domaine étudié. Ces concepts vont nous permettre alors de poser une question initiale de recherche qui les contient et qui constituera le sous-bassement sur lequel sera bâti le pôle théorique de la recherche.
En l’occurrence et pour cette thématique nous découvririons que les apriori courants ne prennent pas en compte les questions éthiques que l’on peut sans doute retrouver (je n’ai pas fait ce travail je le répète !) dans une exploration plus poussée. Il ne s’agit pas de dire que l’infirmière, parce qu’elle est infirmière, ce qui ne peut pas constituer un élément déterminant, devrait accepter la vaccination, montrant ainsi le bon exemple à l’ensemble de la population, mais que cette question d’éthique est un pôle important du questionnement du chercheur par rapport à un phénomène qu’il choisirait d’étudier sous cet angle là. Peut-être se demanderait-il alors ce qui fait des soignants, des infirmières en particulier, dans cette affaire entremêlée de politique et d’économique, les représentants d’une opinion publique sceptique et responsable du point de vue de la santé publique. L’angle serait ainsi plutôt sociologique. Il semble qu’à première vue les soignants soient les mieux informés et les plus aptes à décider que ce vaccin est fiable ou non, utile ou non, leur point de vue sur cette question est donc capital et a une influence considérable sur l’opinion du public. C’est en quoi ce problème ne peut être traité dans un TFE entre parenthèse, puisqu’il ne s’agit pas d’une activité de soin de l’infirmière.
La problématique est donc un questionnement qui guide le chercheur dans ses choix théoriques. Ce questionnement contient les concepts à étudier. Ici les soignants occupent une place de directeur de conscience de la société par rapport à un comportement commandé par l’état français, leur influence sur les décisions de la population est-elle légitime ? Ils se positionnent comme des objecteurs de conscience et leur attitude enjoignent aux gouvernants de faire une lumière claire et franche sur la vaccination contre la grippe H1N1.
Voilà, j’espère avoir contribué à éclaircir ce que peut être la problématique dans un travail de recherche.
Une nouvelle façon d’aller vers des lecteurs, je m’y essaye.
Vous pouvez retrouver dores et déjà une partie de mes poèmes regroupés sous l’intitulé « Voyage dans les andains » à la page suivante:
Ma page sur InLibroVeritas
Il est possible de lire en ligne, comme sur un blog, de laisser des commentaires, de télécharger pour une somme très modique au format papier .pdf et bien d’autres choses.
Je vous invite à découvrir ce nouveau mode d’édition libre qui correspond à mon sens à ce qui devrait se développer dans l’avenir pour le meilleur de la culture.a
Colère, pleurs, angoisse, stress et panique, désaroi et amertume ; dépression, illusion, déprime, jeu de cache-cache, haine et amour. C’est le moins que je puisse dire, la série « In treatment », traduite à tort « En analyse », nous donne à percevoir, ressentir, comprendre, les affres insondables de l’âme humaine. J’ai du tricher un peu pour la voir mais je ne le regrette pas tant elle est passionnante. lire la suite…
Mise à jour générale de mes pages cinéma. J’ai rajouté deux nouvelles pages : une consacré aux films sur l’autisme et les autres troubles du développement et une autre consacrée aux films mettant en scène la pathologie d’Alzheimer et autres problèmes psychiques du grand âge.
J’ai ajouté des films dans ces 2 nouvelles pages mais aussi dans les autres comme « The Hours », que j’ai regardé de nouveau avec toujours la même fascination pour le personnage de Virginia Woolf.
Je recherche les références d’un film qui retrace la biographie d’une écrivain Australienne ou Néo Zélandaise perturbée par la maladie mentale. Pouvez-vous m’aider ? Je l’ai vu à la cinémathèque de Toulouse lors d’une manifestation qui lui était consacré.
J’ai trouvé, après quelques recherches, il s’agit de Janet Frame et d’un film de Jane Campion : Un Ange à ma table. Je l’ajoute.
Les étudiants en soins infirmiers sont bien embarrassés quand les formateurs, malapris malpolis, leur demande de pondre une, voire plusieurs situations « interpellantes » en mode inaugural de la longue torture nécessaire qui les conduit à produire leur Travail de Fin d’Etude.
Je relève d’abord que ce mot n’est pas dans le dictionnaire et que même dans le lexicographe du CNRTL, il ne lui est pas accolé de définition. Ce portail nous ouvre par ailleurs, parce que nous ne sommes pas abandonnés de tout dans l’épreuve et qu’un Dieu attentionné pourvoit dans les situations de crise (Hum !), une page concernant le verbe « interpeller » dans laquelle nous apprenons des choses instructives. lire la suite…

